Un délit souvent impuni

A propos du harcèlement sur le lieu de travail (La Gruyère du 25 janvier).
 

Votre information sur les mesures du Conseil d’Etat pour lutter contre les formes de harcèlement sur le lieu de travail par un cours obligatoire est importante. Son objet dépasse le cadre de l’administration par son extension à l’ensemble du monde du travail. Former, c’est très bien. Mais élargir l’ordonnance OHarc du 14 décembre 2015 et sanctionner ceux qui tolèrent le harcèlement est impératif. Dans son article 2, elle le définit ainsi: «Le harcèlement psychologique est un processus constitué d’un enchaînement de propos ou d’agissements hostiles ou méprisants, exprimés ou manifestés par une ou plusieurs personnes sur le lieu de travail, en principe de manière répétitive, sur une relative longue durée et avec constance, visant à isoler, dévaloriser, marginaliser, éloigner ou exclure la victime d’un cercle de relations donné.» Tabou et impuni, il incite les harceleurs à persévérer dans leurs agressions. La justice peine à reconnaître le délit de harcèlement moral, se bornant à un simple constat de conflit du travail. Les victimes qui osent porter plainte sont ainsi brisées par la souffrance qu’in­flige(nt) le(s) harceleur(s) et par le déni de justice. Sur le plan professionnel, les conséquences sont très graves. Au mieux, mutation vers un poste sous-qualifié, non-renouvellement d’un contrat, au pire licenciement abusif, fin de toute vie professionnelle et sociale. «L’atteinte aux droits de la personne et à sa dignité d’être humain» n’est pas tolérée dans l’administration cantonale, ajoute l’ordonnance dans sa définition. Nulle part elle ne doit être tolérée. Pourquoi dans les nombreux procès intentés, preuves à l’appui, témoins honnêtes à la barre, les juges refusent-ils de re-connaître le délit de harcèlement? Dans plusieurs cas, le juge admet «une attitude irrespectueuse causant un état de souffrance et une profonde humi­liation», mais estime que ce n’est pas du harcèlement. Alors, faut-il également ren-dre le cours obligatoire pour les magistrats? Serèn Guttmann, Villars-sur-Glâne

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