Fin d’une régie, fin d’une époque

Commentaire

Médias. Sans surprise, Publicitas a annoncé son dépôt de bilan. Si la disparition de la régie était dans l’air, la vitesse de sa descente aux enfers frappe. Il y a quelques années, Publicitas était le pape de la pub, le partenaire  incontournable des médias et des annonceurs. A l’évidence, cette déchéance a des causes structurelles: il n’y a qu’à tourner les pages des journaux pour s’en rendre compte. La fin de Publicitas est un symbole, un de plus, d’une époque révolue. N’empêche qu’elle aurait été moins abrupte sans la décision brutale de Tamedia. En mettant fin avec effet immédiat à sa relation avec Publicitas, le groupe zurichois a signé son arrêt de mort. Principal motif invoqué: des retards de paiement. Une entreprise dont le bénéfice a bondi de 39% en 2017 (170 millions de francs) avait certainement les moyens de faire preuve de plus de patience avec un si fidèle partenaire. Cela aurait notamment permis aux autres éditeurs de se retourner. Mais, non, Tamedia, en pensant à sa pomme, a mis tout le monde dans le pétrin. Et La Gruyère? Votre journal ne sera touché que pour la publicité nationale, les autres annonces étant gérées par Media f, propriété de Saint-Paul. Mais, dans ce sauve-qui-peut général, certains titres vont perdre des millions. Dans la conjoncture actuelle, il n’y a vraiment pas besoin de cela. Jérôme Gachet

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