Comme un étrange goût de nostalgie

Commentaire

Fin du «Matin». Il faisait sourire parfois, il agaçait souvent, avec sa manière de confondre populaire et populiste, divertissement et caniveau. Beaucoup critiquaient Le Matin, tout le monde ou presque le feuilletait au bistrot. Sa disparition, dans sa version semaine et papier, a déjà été largement commentée, regrettée, combattue en vain. Aujourd’hui, la voici devenue réalité et même pour ceux qui le prenaient de haut et s’enorgueillissaient de ne pas le lire, il faut bien avouer que ça fait bizarre.

Un journal qui meurt est toujours un symbole profondément désolant. Aux confrères laissés sur le carreau et à la perte de diversité de l’information s’ajoute l’étrange sentiment d’abandon que doivent ressentir ses plus de 200 000 lecteurs. Comme ce monsieur âgé, croisé chaque jour, invariablement, près de la caissette du coin de la rue. Il comptait scrupuleusement sa monnaie avant de repartir avec son journal sous le bras, sans même le regarder, préférant attendre d’être de retour à la cuisine pour l’ouvrir avec le café matinal. Peut-être disait-il encore qu’il lisait La Tribune. Aucune chance pour qu’il se précipite sur la version numérique qui doit perpétuer «la marque» Le Matin. Eric Bulliard

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