SUPERCROSS
Arenacross à Palexpo
Le dixième pour Dupasquier

Avec un plateau des plus réjouissants, la 16e édition du supercross de Genève promet vendredi et samedi une magnifique bataille entre les participants au championnat de l’Arenacross. Quant au Gruérien Philippe Dupasquier, il sera à nouveau présent, sans objectif précis toutefois. «Prendre du plaisir avant tout!»


Après une saison marquée par la malchance, Philippe Dupasquier espère finir en beauté

Comme à l’accoutumée à l’approche des fêtes, les crossmen se sont donné rendez-vous dans l’antre genevoise de Palexpo. Comptant comme manche de l’Arenacross, l’étape suisse rassemblera un bouquet séduisant, mêlant les quinze premiers classés du championnat américain et de grosses pointures européennes.
Quant à la formule, elle n’a pas subi de modifications. Les pilotes s’essaieront alternativement à la 125 cm3, puis à la 250 cm3. Du beau spectacle en perspective!
Philippe Dupasquier, le chouchou du public suisse, participera à son dixième supercross dans la cité de Calvin. Rencontre avec le nouveau citoyen sorensois.

– Philippe Dupasquier, l’étape de Genève représente désormais un rendez-vous traditionnel pour vous…
En fait, c’est presque un anniversaire! Il s’agit de ma dixième participation. Je suis impatient, car l’événement me plaît pour son ambiance fabuleuse. Son passage de deux ans à Bâle n’a rien apporté de positif. Le supercross appartient à Genève, où tout le monde l’a connu. De plus, la salle peut accueillir d’avantage de spectateurs. Et le public français s’y déplace facilement.

– Dans quel état d’esprit allez-vous retrouver «votre» supercross?
C’est un rendez-vous à ne pas manquer! Il n’a pas d’équivalent en Suisse. Personnellement, je tiens en priorité à me faire plaisir. Certes, je me réjouirais de rouler dans les finales, mais je n’ai pas fait de cette compétition un objectif principal. J’aimerais être dans le coup tout en limitant les grosses prises de risque. Après cette saison décevante, j'aurai à cœur de reprendre confiance.

– Cette saison écoulée, parlons-en. Quel bilan pouvez-vous en tirer?
Après un bon championnat 2000, avec un 9e rang mondial à la clef, j’ai changé d’écurie. Dans ma nouvelle équipe, le Team Kawasaki Church, j’ai connu beaucoup de problèmes de mise au point sur ma machine. J’ai ensuite été malheureusement victime d’un problème au genou. Mentalement, j’ai eu de la peine à revenir. Et, quand j’ai refait surface, la malchance s’est abattue sur moi une fois de plus. Une fracture à l’articulation du pouce a nécessité une opération.

– Cette blessure a-t-elle modifié votre préparation?
Elle l’a beaucoup perturbée, surtout en ce qui concerne le supercross. Depuis la mi-août, j’ai dû observer une longue interruption en raison de la douleur tenace. Passé cette convalescence, je n’ai pu m’entraîner que trois semaines pour cette discipline. Je n’ai donc que six sorties de supercross à mon actif pour le moment.

– D’après vous, quels rôles peuvent jouer les Européens face à l'armada américaine présente à Palexpo?
Les Américains peuvent rouler presque toute l’année. Ils sont donc très bien rodés. Lorsqu’ils débarquent à Genève, ils sont très impressionnants. Mais, tous ces éléments doivent nous permettre d’évacuer la pression. Si deux ou trois Américains font figure de vrais favoris, je pense que plusieurs Européens peuvent tirer leur épingle du jeu.

– La formule est-elle toujours aussi attrayante?
Pour le spectacle, elle est excellente. De notre côté, cela nous permet de beaucoup rouler, donc de nous divertir. Par contre, sans être réellement dangereuse, cette formule exige beaucoup de vigilance lorsqu’il s’agit de passer d’une moto à l’autre. Il faut s’y adapter et toujours se méfier.

– Partout, on parle de vous comme l'expérimenté de l'épreuve…
Cela fait référence à mon nombre de participations. A défaut de connaître le niveau des autres concurrents, je connais très bien la course. Cela me permet de rouler sans pression, contrairement à d’autres pilotes plus jeunes. Comme les Suisses Ristori et Bill, qui arrivent pour tout exploser! Je considère cette compétition davantage comme un jeu. Lors de la dernière édition, j’ai obtenu un podium sans avoir pu m’entraîner autant que souhaité. Actuellement en bonne forme, j’espère faire aussi bien cette année!

Yvan Haymoz / 13 décembre 2001

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