GRUYÈRE Salle CO2

Pour une meilleure gestion

Une organisation plus professionnelle et plus cohérente: tel est le but des modifications dans la gestion du calendrier de la salle CO2, à La Tour-de-Trême. Désormais, ce ne sera plus le directeur de l’école, mais Dominique Rime, programmateur de la saison culturelle, qui assumera ce mandat.

 

«Cette salle de spectacle n’est pas une simple aula qu’on loue épisodiquement. On ne peut pas se contenter de donner la clé.» Directeur du Cycle d’orientation de La Tour-de-Trême, Frédéric Ducrest est aussi, depuis le début de l’année scolaire, chargé de la gestion du calendrier de la salle CO2. Dès le 1er janvier, ce mandat sera confié à Dominique Rime, programmateur de la Commission culturelle intercommunale de la Gruyère (CCIG).
«Pour chaque dossier, l’orga-nisation va bien au-delà de l’inscription dans un agenda, poursuit Frédéric Ducrest. Il y a des renseignements techniques à donner, une coordination à faire pour la préparation de la salle… Et je n’ai pas vraiment de temps à consacrer à ça. Simplement inscrire des dates, ce n’était pas très professionnel.» L’idée est aussi que les organisateurs de spectacle intéressés à louer la salle aient affaire à quelqu’un du métier: «Cela n’a pas beaucoup de sens qu’ils soient reçus par un directeur d’école. Une telle salle amène de grands professionnels à s’y intéresser. Ce qui implique que l’encadrement administratif et technique doit suivre.»
De son côté, Dominique Rime confirme qu’il s’agit d’un mandat, pour un temps de travail d’environ 10%, payé par le CO, dont le cahier des charges n’est pas encore totalement défini. «On a vu que ça ne fonctionnait pas très bien. Il y avait par exemple des réservations pour la veille d’un spectacle, alors que la salle devait être en montage… Les techniciens se retrouvaient dans des situations impossibles.» Pour ces spectacles hors saison, son rôle se limitera «essentiellement à de la gestion de calendrier et éventuellement à un peu de prospection, mais en évitant de faire de l’autoconcurrence avec la saison culturelle». Il sera par exemple aussi chargé de faire visiter la salle aux organisateurs intéressés.
Autre changement: jusqu’ici, deux techniciens s’occupent de la salle, Claude Currat pour la saison de la CCIG et Jacques Modoux pour l’école et certains spectacles annexes. Or, ce dernier a d’autres tâches dans l’école «et il doit être déchargé», estime Frédéric Ducrest. Qui précise: «Le CO n’engage pas de régisseur, mais nous allons collaborer de façon plus intense avec des techniciens, en free-lance.» Claude Currat sera surtout mis à contribution, lui qui, aux dires de Dominique Rime, «connaît la salle comme sa poche».

Un hall plus convivial
Quant au bilan intermédiaire de cette première saison, il se révèle positif. Même si Dominique Rime espérait un peu plus de vente d’abonnements (250 personnes ont choisi cette formule). Certains détails vont aussi être revus, comme le hall d’entrée, qui devrait devenir plus convivial. «Une des grandes satisfactions, c’est que les artistes, à l’unanimité, ont trouvé cette salle géniale», se réjouit le programmateur.

Prochains spectacles à la salle CO2, à La Tour-de-Trême: 84, Charing cross road, le 15 janvier et – 2 (avec Jean-Louis Trintignant), le 18 janvier. Réservations: Office du tourisme de Bulle, 026 913 15 46

Michaël Youn, et après?

Le 23 janvier, l’humoriste-trublion Michaël Youn se produira sur la scène de la salle CO2, à La Tour-de-Trême. Avec une nouvelle version de son one-man-show Pluskapoil, sous-titré Saison 2: le malfrat revient. C’est l’organisateur de spectacles Stéphane Freiburghaus qui a programmé l’ex-animateur du Morning Live. «C’est une date exceptionnelle, affirme-t-il, parce que, dans cette tournée, il joue dans des salles de 1500 à 2000 places.»
Stéphane Freiburghaus a déjà pris une option sur d’autres dates, en octobre et novembre 2005, pour les spectacles des humoristes Gad Elmaleh et Frank Dubosc. Une concurrence pour la saison culturelle? «Non, je n’ai pas cette impression, indique-t-il. D’après ce que je vois dans la programmation de la saison culturelle, c’est un autre créneau. Les spectacles que je propose sont plus populaires.»

Rester dans la cohérence
Pour sa part, Dominique Rime, programmateur de la saison culturelle, révèle qu’il cherchait aussi à faire venir Gad Elmaleh l’année prochaine. Pour lui, il y a là des éléments à clarifier. «Il faudra se positionner par rapport aux organisateurs privés. Il faut laisser les possibilités de louer la salle, mais le faire avec cohérence et intelligence, en évitant par exemple d’avoir un gros événement deux jours avant un spectacle de la saison culturelle.» Il s’agira donc de déterminer qui décide de louer la salle. L’important demeure, pour le directeur Frédéric Ducrest, qu’elle soit «utilisée le plus possible et le mieux possible, avec une organisation culturelle cohérente».
Attiré par la qualité de la salle, Stéphane Freiburghaus «n’entend pas venir faire la guerre en Gruyère. C’est le public et la volonté politique locale qui décideront. Soit les gens ont aussi envie de ce type de spectacle, soit ils sont en trop. Je ne vais pas me bagarrer pour ça.» Il précise en outre qu’il n’entend pas abandonner la capitale cantonale. «Il s’agissait là de spectacles qui, pour des raisons techniques, ne pouvaient pas être présentés à Fribourg.»

Location pour Michaël Youn (23 janvier): Office du tourisme de Fribourg, 026 350 11 00

 

Eric Bulliard
11 décembre 2004

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