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HUMEUR Politique et économie Un passif transitoire Ainsi donc, Marcel Ospel, grand patron de lUBS, a reçu lan passé un salaire de 24 millions de francs. Sachant que tout ce qui est exagéré est insignifiant, il conviendrait de classer sans suite linformation. Une somme si étrange distille pourtant suffisamment de ma-laise pour quelle justifie des interrogations. Sur la valeur du travail, des hommes et de largent lui-même. Comment peut-on justifier un tel salaire deux millions mensuels, 7000 francs à lheure si lintéressé absout une moyenne journalière de 14 heures? La divulgation de ce salaire de tous les excès tombe à lheure où le Conseil national tente de combler, à coups de millions récupérés parfois auprès de gens dans le besoin, le déficit de lassurance invalidité. Voilà de quoi susciter la levée dune nouvelle génération marxiste-léniniste. La vulgarité nest pas toujours là où on la croit. * * * A chaque Apéritif de printemps de la Chambre du commerce revient le même couplet. Celui dun monde politique incapable, aphasique et sans courage. «Reprenez le pouvoir! Décidez! Placez-vous au-dessus du médiatiquement correct!» a lancé mardi soir au Bicubic le président de ladite chambre devant un parterre nourri délus politiques, qui ont écouté la diatribe avec une patience teintée de masochisme. Et si ces «capitaines dindustrie» assumaient durant une seule année une haute responsabilité politique! Une sorte déchange de bonnes intentions et de bons procédés. Au terme de lexpérience, les impératifs perdraient peut-être un peu de leur vigueur * * * Rendre à
César ce qui est à César et attribuer au président
ce qui lui revient. Dans notre éditorial du samedi 18 mars, nous
esquissions un premier bilan de luvre politique de Claude
Grandjean, qui avait annoncé sa décision de ne pas solliciter
un nouveau mandat. Et nous ornions la geste du président Grandjean
de quelques bémols liés à des affaires qui avaient
défrayé la chronique cantonale. Si les vicissitudes de
lex-brigadier Grossrieder ont effectivement donné du fil
à retordre au directeur de la Sécurité et de la
Justice, l«affaire du garage de la police» lui était
attribuée de manière erronée. Une malencontreuse
faute qui prouve, une fois de plus, que la mémoire journalistique
est aussi éphémère que le papier qui la diffuse.
«Le dossier était bouclé lorsque je suis arrivé
au Gouvernement et il ne figure donc pas à mon bilan, même
comme passif transitoire», sourit la plume de M. Grandjean
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