Environnement
Des économies d’énergie et d’argent
Baisser ses factures d’électricité et de chauffage tout en protégeant la planète. C’est l’objectif des Groupes action énergies.
Les Groupes action énergies, fondés par Laurent Horvath, ne cessent de se développer. (photo J. Genoud)
Faire des économies d’énergie, mais aussi d’argent. Un mode de vie adopté par les Groupes action énergies. Châtel-Saint-Denis, grâce à l’impulsion de quelques habitants, lance son premier groupe ce mardi soir, au restaurant Le Tivoli. Le district compte déjà un groupe à Attalens, depuis une année (lire ci-après). «Le chef-lieu s’y prête parfaitement puisqu’il a reçu le label cité de l’énergie», souligne Laurent Horvath, fondateur des Groupes action énergies (La Gruyère du 20 novembre 2008).
Agir pour la planète. Si le principe est dans l’air du temps, il n’est pas forcément évident. «Il existe tellement de sites qui expliquent comment faire qu’on ne sait plus où donner de la tête, estime le Valaisan. Ces groupes permettent aux gens d’échanger à partir de leurs propres expériences.»
Pour diminuer leurs émissions de CO2, les participants se basent sur les trois énergies les plus coûteuses: l’électricité, le chauffage et la mobilité. «Nous calculons nos dépenses de CO2 pour ensuite faire des économies», en se basant sur deux principes.
Des gestes simples
Premier principe incontournable: aucun jugement. «On ne compare pas les dépenses de chacun, précise Laurent Horvath. Chacun agit à son échelle.» Eteindre les lumières en sortant d’une pièce, rouler en dessous des limitations de vitesse ou encore mettre ses rideaux derrière le radiateur… Autant d’astuces simples dont les bénéfices énergétiques et économiques sont visibles. «Certains le font, car ils se préoccupent de l’environnement. D’autres souhaitent seulement économiser sur leurs factures.»
Economie de 1700 francs
Second principe: des objectifs réalisables en diminuant de 3% ses émissions de CO2. «C’est abordable sans être trop contraignant.» La participation au groupe est, elle aussi, peu astreignante, avec des rencontres tous les trois mois, sans obligation de présence.
Oscillants entre dix et quinze personnes, ces rassemblements attisent les curiosités. Le futur habitant de Châtel-Saint-Denis se réjouit de cet intérêt. «Ça a démarré avec un groupe à Attalens. Aujourd’hui, il y en a à Fribourg, Vevey, Lausanne et Prangins. D’autres devraient voir le jour dans le courant de l’année.»
Pour l’instant, le quadragénaire prend part à tous ces rendez-vous. «Je suis la locomotive qui aide au démarrage.» Après quoi les groupes trouvent leur rythme de croisière. Parmi les participants, une grande majorité de retraités. «Chaque petite économie est bonne lorsque l’on dépend d’une rente AVS.» Et les résultats sont parlants. «En changeant quelques habitudes et sans me priver, j’ai économisé 1700 francs sur une année.»
Châtel-Saint-Denis, restaurant Le Tivoli, mardi 2 février, 19 h 30
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| 2 février 2010 |


