Tribune libre
Pourquoi cet acharnement?
Ce lecteur a été séduit par l’auberge de Tissiniva-Devant et s’étonne qu’on l’attaque. A noter que le permis de construire cité ici fait l’objet d’un recours au Tribunal cantonal.
Notre visite à l’auberge de montagne de Tissiniva-Devant, Chez Dudu, à Charmey, nous réconcilie avec nos balades en Gruyère. En effet, le tourisme fribourgeois connaît un certain retard, particulièrement marqué dans la mise en place d’infrastructures de qualité et de la propreté des lieux. En 2009, nous sommes allés en famille dans une autre station des Préalpes. Nous y avons découvert des détritus autour du chalet de démonstration et, sur le sentier pédestre, des résidus de métal et d’autres déchets résultant d’incinérations sauvages. Sans parler du restaurant self-service, où l’atmosphère ne correspondait tout simplement pas à celle que nous nous plaisons de rencontrer dans une buvette ou un restaurant de montagne. A la suite de cette déception, nous étions intervenus auprès de l’office du tourisme du lieu, pensant que notre première mauvaise impression allait être oubliée. Ce n’est malheureusement pas le cas: cette année, la situation a empiré! Je tiens à faire part de ce regrettable constat, simplement pour relever la qualité des infrastructures, le côté futuriste et le souci mis dans de la transformation de Tissiniva, notamment dans le respect de l’environnement. Que les responsables touristiques régionaux, les organisations de protection de la nature en prennent exemple. Cet ouvrage est tout simplement magnifique. Félicitations pour cette rénovation qui donne une image positive de la région. Aujourd’hui, des prospectus de présentation surfaits ne suffisent plus à attirer la clientèle, tandis qu’une visite à Tissiniva-Devant démontre qu’il y a encore des entrepreneurs qui se battent dans le but d’offrir une ambiance campagnarde et chaleureuse dans un monde où tout se dégrade. Pourquoi cet acharnement de Pro Natura à vouloir interdire le trafic motorisé vers cette auberge, et ainsi déstabiliser sa bonne marche, alors que tous les permis ont été délivrés pour la transformation et l’exploitation. Il est utile de relever que la réalisation des routes de montagne se fait grâce aux deniers du contribuable. Marcel Moret, Wavre


