Alejandro Merino

 

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mar, 04. sep. 2018

Neirivue

Alejandro Merino s’est endormi paisiblement mercredi, à la veille de ses 82 ans. La célébration du dernier adieu aura lieu vendredi, en l’église de Neirivue. Alejandro Merino est né le 1er septembre 1936 à Zamora, en Espagne. Il a passé sa tendre enfance à Tudera, un tout petit village de la Castille, puis a rejoint un internat à Zamora. A 14 ans, sa première idée fut d’être mécanicien. Ne trouvant pas de patron, il a opté pour la sculpture, car il était très doué en dessin.
Une fois son service militaire accompli, il s’est mis à son compte à Ponferrada. Le peu qu’il gagnait était investi dans des cours pour devenir professeur d’école primaire. Mais sous le régime de Franco, la vie était très dure et le travail rare. Quand on lui a proposé un poste de sculpteur sur bois en Suisse, il a saisi sa chance. Arrivé à Albeuve en 1963, il a travaillé cinq ans chez Grangier meubles, puis huit ans chez Bischoff et Bugnard à Broc. Il a connu sa future épouse, Micheline, en 1964. Ils se marièrent quatre ans plus tard et s’établirent à Neirivue où Alejandro a résidé jusqu’à ses derniers jours. En 1969 est née Cristina, puis Alexandre en 1971 et le petit dernier, Rafael, en 1980. Ses enfants ont été le rayon de soleil de sa vie. Il n’a pas ménagé son temps pour s’occuper d’eux. Il leur a appris, ainsi qu’à son épouse, l’espagnol. Il s’est également mis à la luge et au ski pour pouvoir les accompagner. En 1976, Alejandro décida d’ouvrir son propre atelier à Neirivue. Il y sculptait armoires fribourgeoises, meubles et poutres. En 1990, il a déménagé son atelier à Albeuve, dans la maison familiale de ses beaux-parents, et n’a jamais pris officiellement sa retraite. Les cours de français qu’il a suivis à son arrivée en Suisse lui ont permis d’être indépendant et d’aider beaucoup d’Espagnols, ainsi que bien des Suisses. D’un naturel secret, il ne se confiait en revanche pas facilement. Très farceur, il aimait les jeux de société et avait toujours plein d’idées pour le 1er avril ou pour faire rire les voisins. La maladie d’Alzheimer a fini par cacher ses belles qualités et sa joie de vivre. A son épouse, à sa famille et à tous ceux que le départ d’Alejandro Merino laisse dans la peine, La Gruyère exprime sa profonde sympathie. GRU
 

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