Cécile Savary

 

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ven, 15. fév. 2019

«Cilon», née Yerly, Sâles

Ce samedi, dans «son» église de Sâles, on rend un dernier hommage à Cécile Savary, Cilon pour tout le monde, décédée subitement dans sa 87e année à son domicile du Grand-Clos.
Née dans la grande famille de douze enfants de Marguerite et Paul Yerly, connu comme peintre paysan, Cilon a vécu son enfance à Rueyres-Treyfayes. Après son école ménagère, après avoir travaillé quelques années à l’atelier de couture de Sâles, elle épouse en 1955 Jean Savary, agriculteur sur le domaine du Grand-Clos. C’est là qu’elle élève ses quatre enfants, dans la foisonnante agitation d’un train de campagne en plein essor, un essor brutalement freiné, en 1964, par l’incendie de la ferme. On reconstruit, l’exploitation se développe, Cilon soutient son mari dans ses choix: Jean Savary, qui figure parmi les pionniers du renouveau de l’élevage, consacrera ses belles années à la défense paysanne et à la politique agricole, jusqu’au Conseil national.
Tous deux vivront des années de travail intense, parsemées de voyages et de fêtes pleines de rires autour de la grande table, qui s’avérera trop petite avec l’arrivée de neuf petits-enfants. Le domaine étant repris par leur fils Dominique et sa famille, ils peuvent vivre une paisible retraite tout à côté de la ferme. La porte est toujours ouverte et le tapis de cartes à portée de main.
Il y a six ans presque jour pour jour, le 11 février 2013, Cilon doit faire face au décès de son mari, qu’elle a accompagné tout au long de sa maladie, et trouve la force de continuer seule, entourée des siens et bientôt de douze arrière-petits-enfants qu’elle adorait. Elle reste très active, dynamique, rassembleuse et toujours aussi généreuse, habile au tricot, au fer à bricelets, au pendule pour rechercher les objets perdus… Elle conserve sa petite voiture, filant ici pour des courses, là pour une partie de cartes, un loto, un concert et bien sûr les répétitions du chœur mixte, «son» chœur La Concorde, où elle entretenait de solides amitiés.
Elle était restée très proche de son frère et de ses sœurs, en particulier de Laurence, qu’elle eut le chagrin de perdre en novembre dernier. Ce départ l’affecta beaucoup. Cilon attendait le moment de retrouver ceux qui l’ont précédée. Elle parlait souvent de sa petite Anne, son second enfant décédé en bas âge, en 1957.
A tous ceux qui l’aimaient, La Gruyère exprime sa sympathie. GRU

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