Francis Prin

 

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ven, 13. oct. 2017

Villarbeney

La famille et les amis de Francis Prin se sont réunis jeudi en l’église de Botterens pour lui rendre un dernier hommage. Il s’est endormi paisiblement, dans sa 80e année. Francis Prin a vu le jour en février 1938, à Hauteville, dans une famille modeste de 13 enfants. Quatrième de la fratrie, il fut placé à 12 ans chez des paysans à Enney. Lorsqu’il était dans sa famille, il s’est initié très tôt au travail de la forge que tenait son père. C’est là sans doute qu’il a développé ses talents de bricoleur: il trouvait toujours une solution pour réparer ou entretenir. Et surtout pour créer de magnifiques ouvrages de ferronnerie. Jeune, Francis a joué du bugle au sein de la fanfare de La Roche. Il apprit également l’accordéon, seul, et anima de merveilleux moments de détente, rares à cette époque. Il était aussi passionné de balades en montagne, ramenant par exemple des gentianes pour courtiser sa bien aimée, à Villarbeney. En 1963, Francis Prin épousa Charlotte. De leur union naquirent trois enfants. Le couple ne fut pas épargné par la douleur. D’abord par le deuil de sa petite fille née avant terme et surtout par le décès accidentel de son fils Maurice à l’âge de 7 ans. Francis et Charlotte eurent ensuite le bonheur d’accueillir Daniel, de l’élever et de le chérir. Et, plus tard, de voir grandir leurs chers petits-enfants Laurianne et Guillaume. Francis Prin a travaillé jusqu’à sa retraite à l’atelier mécanique Nestlé. En parallèle, il a construit sa maison et a ensuite assumé moult occupations autour de celle-ci et de celle de son fils. Il a quand même trouvé le temps d’avoir des passions comme le chant, qu’il a pratiqué quarante cinq ans dans les chœurs d’Hauteville puis de Villarvolard, où il vécut quelques années, et enfin de Botterens. Une médaille Bene Merenti est venue récompenser cette fidélité. Une autre passion a été l’apiculture qu’il a transmise à son fils Daniel. Avec lui, il a aussi partagé les plaisirs de la pêche, du tir et ils aménagé ensemble le cabanon de la Cierne. Francis Prin laisse le souvenir d’un modèle de bonté, de patience, d’ingéniosité et de créativité. Et aussi de gentillesse, de calme et d’abnégation. Il ne faisait pas un mouvement plus vite que l’autre, mais il était précis et avançait autant qu’un nerveux. Il y a un an, lorsqu’une maladie insidieuse est survenue, il s’est battu avec un courage exemplaire. Il voulait profiter encore de la nature et partager de bons moments en famille. Ces dernières semaines, ses forces ont décliné. Grâce au grand cœur et au dévouement inlassable de son épouse Charlotte, il a pu rester chez lui, à la maison, où il s’est endormi mardi dernier. Que sa famille et tous ceux que le départ de Francis Prin laisse dans la peine trouvent ici l’expression de notre sympathie. GRU

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