Jean-Marie Brodard

 

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jeu, 17. Jan. 2019

Marsens

Jean-Marie Brodard s’est paisiblement endormi dimanche, à l’Hôpital cantonal, à Fribourg. Il était dans sa 84e année. Un dernier hommage lui est rendu ce jeudi après-midi, en l’église Saint-Pierre-aux-Liens, à Bulle.
Huitième des neuf enfants de Jeanne, née Zapf, et de Joseph Brodard (dit Joseph à Marc), Jean-Marie a vu le jour le 28 janvier 1935 à La Roche. Comme beaucoup à l’époque, il a été placé à l’âge de 11 ans, dans une ferme de Botterens, où il passa quatre ans. Il en garda d’excellents souvenirs, ainsi que de profondes attaches. Après avoir travaillé à la Forge, à La Roche, Jean-Marie Brodard trouva un emploi dans l’horlogerie, à Cortébert, en 1956, avec son meilleur ami Conrad. Quatre ans plus tard, il rejoignit l’entreprise Hasler, à Berne, avant d’entrer à la Ciba, à Fribourg. En 1964, il entreprit une formation d’infirmier en psychiatrie à Marsens et obtint son diplôme trois ans plus tard. Cette profession, qu’il exerça jusqu’à sa retraite, correspondait à sa profonde humanité, à son souci du bien-être d’autrui, qu’il s’agisse des patients ou du personnel qu’il dirigeait.
Son école d’infirmier, Jean-Marie Brodard l’effectua aux côtés de Lucette Dupasquier, qui allait devenir son épouse en 1968. De leur union naquit Cathy qui, plus tard, donnera le jour à Fanny. Jean-Marie sera toujours très proche de sa petite-fille, son rayon de soleil. Ces dernières années, quand sa santé s’est dégradée, Fanny a passé beaucoup de temps à ses côtés et était parfois la seule à pouvoir l’apaiser. La famille habita douze ans à Bulle, où Jean-Marie Brodard prit grand soin de ses parents et de sa belle-maman, avant de s’installer à Marsens, pour avoir le bonheur d’accueillir ses nièces Corinne et Muriel. Sa maison lui procura d’autres plaisirs, ceux du jardinage en particulier. Jovial de nature, Jean-Marie Brodard avait gardé l’esprit d’un grand enfant: il adorait par exemple se rendre à Europa Park. Sa bonne humeur, il l’a longtemps mise au service des autres, en animant des mariages, où ses talents de siffleur faisaient merveille. Il a aussi joué de la musique dans le Jura, puis a intégré la chorale de l’hôpital de Marsens. Il a également fait partie des Armaillis de la Gruyère, puis des Armaillis de La Roche, fondés par son frère. Avec ces sociétés, il a eu le bonheur d’accomplir divers voyages, notamment au Canada. Un autre séjour l’a marqué, celui d’un mois qu’il a effectué avec sa famille en Guadeloupe pour ses 50 ans. Durant toute son existence, Jean-Marie a su nourrir de profondes amitiés. Il avait de nombreux enfants de cœur, il était le tonton de tout le monde et a accueilli son beau-fils Christophe comme son propre fils. Depuis 2005, des problèmes de santé se sont enchaînés, mais il s’est battu avec un courage exemplaire, sans jamais se plaindre, sans se révolter, en conservant le souci des siens avant tout. Il put aussi compter sur le dévouement et l’amour infini de sa chère Lulu. Que tous ceux que le départ de Jean-Marie Brodard laisse dans la peine trouvent ici l’expression de notre sympathie. GRU
 

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