Madeleine Bovet

 

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ven, 20. oct. 2017

dite Mado, Gruyères

Madeleine Bovet, Mado pour tous, s’est endormie hier dans sa 68e année. Un dernier hommage lui sera rendu lundi en l’église de Gruyères. Mado est née le 29 septembre 1950 à Gruyères dans le foyer de Marcel et Yolande Bovet, qui tenaient une boulangerie et un commerce dans la cité comtale. Elle était la deuxième d’une fratrie de trois enfants. Après avoir accompli sa scolarité à Gruyères, elle poursuivit son apprentissage au pensionnat Bon Séjour, à Versoix, puis intégra le pensionnat de Marienbourg, dans le canton de Lucerne. Elle vécut ensuite une année en tant que fille au pair à Fribourg-en-Brisgau, en Allemagne. Dotée d’un bagage scolaire et notamment de compétences linguistiques, elle retourna ensuite en Gruyère et travailla dans le commerce familial. Ses tâches furent multiples et les jours de congé rares dans une boulangerie-pâtisserie artisanale où elle travailla activement avec son frère Maurice, sa sœur Christiane et ses parents. Reconnue pour ses pains d’anis et ses livraisons de pain, elle s’occupa de la fabrication avec son frère à la suite du décès de son papa en 1997. Une vie nocturne de boulangère et une vie diurne de commerçante n’entravèrent pas sa disponibilité pour tous. A la suite du décès de sa maman en 2004, le commerce fut remis en 2005 et Mado s’installa à La Tour-de-Trême avec son frère Maurice, décédé en 2012. En 1975, elle rencontra Matias, le grand amour de sa vie. De cette union naquit en 1977 Marco, «le bijou de sa vie». A la suite d’un accident de circulation, son mari décéda en 1979. Mado était grand-maman et ses petits-enfants lui procuraient une profonde joie. Elle appréciait également les concerts, les manifestations des diverses sociétés et les repas entre amis. Tout au long de sa vie, elle participa activement aux activités culturelles et associatives. Elle fit partie du chœur mixte et fut honorée de la médaille Bene Merenti en 2004. Elle chantait également avec le groupe des Costumes et coutumes. Comme bénévole, elle s’inscrivit aux Samaritains dès 1969. Une activité qu’elle ne cessa jamais. Mado Bovet était aussi bénévole pour accompagner les personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer. Sans oublier sa présence une fois par semaine au Foyer Saint-Germain de Gruyères, où elle chantait avec les résidents. Sensible, Mado était secrète et pudique. Son regard était avant tout porté sur les autres, qu’elle écoutait, servait et accompagnait. Elle le faisait toujours dans la joie. A tous ceux que le départ de Mado Bovet laisse dans la peine, La Gruyère exprime sa profonde sympathie. GRU

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