Maria Rime-Charrière

 

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ven, 29. sep. 2017

née Colliard, La Tour-de-Trême

 

Maria Rime s’est éteinte paisiblement mercredi au Home de la vallée de la Jogne dans sa 103e année. Un dernier hommage lui est rendu ce matin en l’église de La Tour-de-Trême.

Maria a vu le jour le 1er mars 1915 à Châtel-Saint-Denis, dans le foyer d’Ursule et Auguste Colliard, où elle grandit avec ses deux frères et sa sœur. Après avoir suivi sa scolarité, elle entreprit un apprentissage de couturière à Lausanne. Elle y exerça sa profession jusqu’à son mariage.

En 1942, elle unit sa destinée à Gustave Charrière, maraîcher-arboriculteur-apiculteur à La Tour-de-Trême. De cette union naquirent deux filles et deux garçons, puis six petits-enfants et trois arrière-petits-enfants, qu’elle chérissait.

A la suite d’un accident de travail, son mari devint handicapé. Elle travailla alors à la chocolaterie de Broc de 1955 à 1963. Lasse du travail à la chaîne, elle donna une autre orientation à sa vie, en passant son permis de conduire à 48 ans et en s’engageant auprès de la Maison Imhof Vins à Riaz comme représentante. Une activité qu’elle exerça jusqu’à sa retraite.

Maria réussit à concilier son activité professionnelle, ses tâches ménagères et à prendre soin de ses enfants. Tout particulièrement de Michel, handicapé mental, qu’elle garda auprès d’elle jusqu’à 85 ans. Elle aida aussi son mari dans les cultures, sans jamais se plaindre et en conservant sa bonne humeur. D’une grande générosité, elle trouvait encore le temps d’aider son prochain dans le besoin.

A la retraite, elle œuvra de nombreuses années au sein des dames de charité de La Tour-de-Trême et s’occupa avec plaisir de son jardin potager. Les épreuves ne lui furent pourtant pas épargnées. En 1971, elle eut le chagrin de perdre son mari. La mort tragique de sa fille Georgette en 1984 à l’âge de 36 ans, la marqua profondément. Entre-temps, elle fit la connaissance de James Rime, de Charmey, qui devint son second mari en 1974.

Plusieurs attaques cérébrales à partir de 1999 lui firent perdre la vue et la mémoire et brisèrent son dynamisme et sa mobilité. Elle eut toutefois la chance de continuer à vivre jusqu’en 2007 auprès de son mari, qui décéda en 2009. Maria Rime a terminé sa vie au Home de la vallée de la Jogne.

A sa famille, à ses proches et à tous ceux qui pleurent le décès de Maria Rime, nous disons notre sympathie émue. GRU

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