Sœur Françoise Rouiller

 

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ven, 13. oct. 2017

Fribourg-Bulle

Bien connue en Gruyère où elle a vécu de 1973 à 2014, religieuse au sein de la communauté des Sœurs de Sainte-Croix à Bulle, Sœur Françoise Rouiller s’est éteinte vendredi matin à Fribourg, dans sa 90e année. Diplômée en pédagogie curative, elle avait enseigné à l’école La Ruche à Bulle, mettant ses compétences et son humanité au service de centaines d’élèves en difficulté: c’était sa façon d’être mère. Née Marie-Louise Rouiller le 5 janvier 1928 dans la famille d’Henri, à Sommentier, elle était la troisième d’une fratrie de onze enfants dont quatre garçons moururent en bas âge. Son père était paysan et boulanger. Sa mère Marie, qui tint une petite épicerie, mourut prématurément en 1946, douleur jamais éteinte dans le cœur des siens. Après son école primaire à Sommentier, Marie-Louise étudia à l’Institut Sainte-Croix à Bulle et entra en 1950 dans la congrégation des Sœurs de la Sainte Croix à Menzingen. Dès lors nommée Sœur Françoise, elle vit sa cadette, Sœur Denise, suivre sa trace. Les deux se sont retrouvées dans leur communauté sise à Pérolles 74, à Fribourg, après la fermeture de l’Institut Sainte-Croix à Bulle, en 2014. Dès sa prime jeunesse, le vœu de Sœur Françoise fut de s’occuper d’enfants, surtout des plus fragiles. Elle enseigna dans les classes primaires pendant dix-sept ans à Prez-vers-Noréaz et Neyruz, puis à Lyon en qualité d’éducatrice auprès de jeunes filles en difficulté. Revenue au pays, elle se forma en pédagogie curative à l’Université de Fribourg. A Bulle, elle s’accomplit pleinement dans l’enseignement spécialisé au sein de l’école La Ruche, pendant dix-sept ans. Ici naquirent, écrivit-elle, «de belles amitiés qui ont illuminé et enrichi ma vie». Alliant savoir et savoir-faire, elle ajouta sensibilité, créativité et enthousiasme. Son amour passionné de l’enfance s’affinait devant les beautés de la nature et dans l’ouverture à tous les arts. Retraitée, Sœur Françoise donna de son temps à l’accueil de la cure de Bulle. Curieuse et à la pointe en informatique, elle se dévoua auprès de ses consœurs âgées. Seules sa vue et sa santé affaiblies l’obligèrent à limiter ses activités. Outre les prévenances de ses consœurs, son amitié avec Ninette Allaman éclaira ses dernières années paisibles. Elle qui n’avait pas fondé de famille propre en combla plusieurs, en douceur.
Fidèle à ses engagements, Sœur Françoise accueillait avec joie les signes d’ouverture de l’Eglise. La liturgie comme la prière silencieuse la réconfortaient. Auprès de chacun, elle rayonnait de sa simple présence écoutante. A tous ceux qui l’aimaient, nous disons notre sympathie. GRU

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