La vedette des années yéyé redonne de la voix

| mar, 17. avr. 2012
Arlette Zola, la chanteuse fribourgeoise qui a représenté la Suisse à l’Eurovision en 1982 et fait un tabac dans les années 1960, présente son nouveau CD lors de deux concerts.


PAR JEAN-CHRISTOPHE EMMENEGGER


Arlette Zola est de retour! Et pas question de revenir sur son passé de vedette populaire des années yéyé, elle préfère qu’on lui parle de son nouvel album Encore un tour? sorti sur CD le 2 avril dernier. Une interrogation «parce qu’on ne sait jamais quand ça peut arriver», évoque simplement l’intéressée. Dans la chanson Encore un tour qui donne son nom à l’album, on devine la dimension autobiographique de cet enregistrement qui, notons-le, est une initiative 100% Arlette Zola. Et il a le charme du carrousel autant que la gravité de la condition humaine, ce dernier tour dédié par Arlette Zola à sa mère: «Prends-moi la main maman / Comme autrefois sur les chevaux de bois / C’est mon tour à présent de te bercer maman.»
«Il y a longtemps que je voulais faire cet album, commente Arlette Zola. J’avais un peu peur de la réaction du public, parce qu’il y a du nouveau: c’est toujours de la chanson populaire, mais avec une orchestration plus piquante que d’habitude, les guitares électriques de Fred Vonlanthen et Francis Coletta par exemple. Certains de mes fans seront surpris!»
Tutti-frutti de tout ce que la chanteuse aime, l’album comporte huit chansons inédites et deux reprises, L’hymne à l’amour (Edith Piaf) et Je n’aurai pas le temps (Michel Fugain) en duo avec son copain Marc Ollivier. Arlette Zola signe surtout de sa main les paroles et la musique de quatre titres, l’un d’eux réalisé en collaboration avec le pianiste Pietro Silvestri.


Retrouver sa voix
«Je fais les mélodies dans ma tête, parfois en m’aidant de quatre ou cinq accords à la guitare. Quand je n’arrive plus, je vais chez mon cousin Jean-Claude Jacquet et je lui chante ce que j’ai en tête.» Ainsi de La chanteuse sans voix, un titre qui évoque une expérience vécue: «Lors des soixante ans de mon cousin, j’étais un peu mal fichue et j’ai forcé quand même sur la chanson. Ensuite, j’ai été aphone pendant une semaine. Cette chanson, elle m’est venue naturellement, je l’ai chantée d’un coup a capella à Fred Vonlanthen, qui a construit l’orchestration autour des paroles et de la voix. C’était une expérience unique pour moi.» Pour ce titre, le violoniste  André Proulx a prêté le concours de son archet et quelques riffs de guitare électrique à la Fred Vonlanthen donnent de la vigueur au refrain. Le violon et la guitare sont un peu le reflet de la chanteuse dans cette chanson pleine  de nostalgie et d’espoir. «La chanteuse sans voix / N’offre que des sourires/ N’a plus d’éclat de rire/ Elle a perdu sa voix.»


L’amour plus fort que tout
Le public attendait d’elle des ballades entraînantes et enjouées, mais la chanteuse paraît moins que jamais prisonnière de son image. Elle se met à chanter des slows et elle surprend avec ce On court après l’amour électrique et distordu pour dire qu’«au bout de la nuit / il me reste la flamme / mes désirs de femme». On signalera encore la chanson John et Magguy cosignée par le regretté Jean-Marie Rolle.
L’amour, les chagrins, et bien sûr l’amitié sont les ingrédients de ce recueil d’Arlette Zola, qui, rappelons-le, est née Jacquet à Fribourg en 1949.  Celle qui a côtoyé Jacques Dutronc, Mireille Mathieu et Michel Polnareff dans des premières parties de galas, ainsi que Jacques Brel dans un concours au Brésil, distribue aujourd’hui ses sourires au bar du Tea-room Le Chantilly à Fribourg, où elle travaille, fréquemment entourée d’une bande de copains. La vie est si simple. C’est Roland Sottaz, un client du bar, devenu un ami, qui a dessiné la pochette de l’album Encore un tour? Toutes les chansons ont été enregistrées dans des studios fribourgeois, chez Fred et Alessandra Vonlanthen (Redboogie) et chez André «Awrell» Schorderet et Francis Coletta (Insid3). 
Pour les fans qui veulent vivre avec Arlette Zola «Ce regard qui allume le feu /Ce sourire les yeux dans les yeux / Toutes ces nuits où tout est permis», il ne reste plus qu’à aller l’écouter lors des deux concerts de présentation de son nouveau CD: le 28 avril à 20 h 15 au CO de Pérolles, à Fribourg; ou le 30 juin à 20 h 15 au CO de Domdidier.

Réservations 079 376 15 61, Infos www.arlettezola.ch

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