2018, entre repli et avancées

Cirque mondial. Sur la piste du cirque mondial de l’actualité, ce cru 2018 laisse un goût doux-amer. Les numéros joués ont suscité autant d’espoir que de dépit. Certains ont même connu une fin tragique, bien qu’attendue. Le dérèglement climatique, en Californie notamment, a ainsi récité sa partition, indifférent, cruel. Tout aussi dangereux, mais dans un registre plus comique, Donald Trump a, lui, continué son numéro de soliste. Loin d’être essoufflé par ses performances en 2017, il a remis ça. Et plutôt deux fois qu’une. On ne sait plus où donner de la tête, tant il occupe la piste: déclarations outrancières, mépris de la vérité, du multilatéralisme, retrait précipité de Syrie… Le feu et la fureur sous le chapiteau. Sauve qui peut. Au Brésil et en Italie, la colère des peuples, motivée par le marasme économique ou par un euroscepticisme «antisystème», a propulsé au pouvoir un nostalgique de la dictature et un gouvernement dont la seule réponse est une politique antimigrants. En France, la colère des déçus de la mondialisation s’est, elle, traduite par un mouvement aussi divers que peu structuré, qui pourrait au final profiter à l’extrême droite. Début de réponse aux élections européennes, ce printemps. Le raz de marée du souverainisme n’a pas fini de monter en puissance. Et la Suisse n’en est pas épargnée. Les récents débats aux Chambres au sujet du Pacte mondial de l’ONU sur les migrations l’ont rappelé. De même, ici aussi, la confiance envers les élus a été entamée, bien aidée par les funambules et jongleurs Maudet, Broulis
et Savary. Mais ne nous arrêtons pas là. L’année qui s’achève a réservé de nombreuses prestations de haut vol. On a applaudi l’ampleur du mouvement #Metoo, la double élection féminine au Conseil fédéral, les avancées des chercheurs de l’EPFL et du CHUV pour permettre un jour à des paraplégiques de remarcher, le rejet de l’initiative contre le droit international, le recul du chômage en Suisse, celui de l’extrême pauvreté dans le monde, la détente entre les deux Corées, la victoire de l’équipe de France (mais ça, chut, il ne faut pas le dire)… Assurément, 2018 a su aussi se montrer sous son meilleur jour. Place désormais à 2019, pour un nouveau tour de piste. Année pendant laquelle nous nous efforcerons, chères lectrices, chers lecteurs, de vous informer le mieux possible et de vous rendre la confiance que vous nous témoignez. Au nom de toute l’équipe de La Gruyère, nous vous souhaitons une excellente année! François Pharisa

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