Occasion manquée

Commentaire

Préalpes Vision 2030. Fribourg s’enfonce dans le ski comme dans l’épaisse poudreuse d’un temps révolu. A lire le tant attendu rapport Préalpes Vision 2030, initié par la Direction de l’économie et de l’emploi, la nécessité de soutenir le renouvellement des infrastructures, déjà en bout de course, ne fait aucun doute. Rien d’étonnant à cela:
le groupe de travail qui l’a rédigé réunit exclusivement les «grands patrons» du ski fribourgeois, exploitants et propriétaires des principales installations. Expertise climatique à l’appui, il annonce même le retour en grâce des canons à neige, si commode planche de salut. Au moins évitera-t-on cette fois la politique de l’arrosoir. Car le soutien du canton et des régions sera conditionné à des critères stricts, dont celui d’une exploitation rentable. Voilà qui met d’emblée Charmey hors jeu, mais peut-être aussi d’autres stations qui portent beau avec leurs nouveaux équipements, en réalité aux pieds d’argile.
Surtout, ce document se trompe d’époque. Car à aucun moment il n’évoque la perspective d’un abandon du modèle basé sur le ski. Au contraire, il réaffirme tout schuss la primauté des sports d’hiver qui, certes, rapportent encore plus que l’été, mais coûtent tellement plus cher à l’exploitation. Pourtant, les revenus des autres saisons sont en forte hausse. Fribourg a même les meilleurs atouts dans cette course à la survie, lui qui place trois de ses stations dans le top 5 des adhérentes au Magic Pass profitant le plus de l’été. Tôt ou tard, la plupart des domaines fribourgeois devront renoncer au ski. Il eut été utile de leur montrer – aussi – un plan de sortie du modèle hivernal plutôt que de les enferrer dans un coûteux sursis d’à peine une génération. Jean Godel

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