Les «contes» de Gruyère

mar, 05. oct. 2021

A propos de l’élection à la préfecture.

Que nous content nos candidats-baillis dans leurs blasons parsemant le pays de Gruyère? Au point même de nous faire oublier l’augmentation du prix de l’avoine! Ces écussons doivent d’abord nous rappeler que la Gruyère fut jadis indépendante, mais qu’elle est inféodée depuis 1555 aux seigneurs du maintenant KleinFreiburg. Au fait, quels sont nos valeureux chevaliers sans peurs et, espérons-le, sans reproches? D’abord l’officier du bailli actuel, clerc au visage tout de rondeur, expert en coutumiers et chartes, sachant déjà manier la plume de grue pour sanctionner les manants.
Et puis un bourgeois de la ci-devant ville comtale, fruit d’une famille chrétienne sans doute issue peu ou prou de Chalamala. Son sourire inquiétant a déjà un air de vainqueur. Pensez donc: Gruyères descendrait à Bulle pour donner la pâtée aux orgueilleux! Et puis, même la campagne profonde s’invite aux nobles joutes: un manant cultivant sa terre a l’outrecuidance de participer au combat. Il espère sans doute apporter du bon sens dans la conduite de ce baillage, convoité en apparence par les plus grands esprits du comté. Il y a aussi un autre invité inattendu dans cette joute de haut vol: un serf taillable et corvéable, aux armes rouge foncé, ressemblant à s’y méprendre à Lénine. Le sourire un brin sarcastique, il est prêt à révolutionner le pays, sur le modèle de notre héro Nicolas Chenaux dont la tête a décoré un temps les remparts de Fribourg. Enfin, un courageux cavalier aussi inconnu au tournoi, dont la bannière porte la devise: «Je fais ce que je dis.» Ce credo du naturaliste est quelque peu inquiétant en ces temps de peste et de choléra. Notre chevalier, prônant une Gruyère encore plus verte, doit encore apprendre que seuls les sots ne changent pas d’avis, et que les bonnes idées sont aussi l’apanage du bon peuple. Au final, merci à ces courageux combattants! Et comme le pensaient déjà les gentes dames assises sur l’esplanade: que le plus beau gagne! Benoît Rey, La Tour-de-Trême

Ajouter un commentaire

CAPTCHA
Cette question est pour tester si vous êtes un visiteur humain et pour éviter les soumissions automatisées spam.

Annonces Emploi

Annonces Événements

Annonces Immobilier

Annonces diverses

Trending

1

Salles de classes saccagées à l'école de la Vignettaz

Deux salles de classe de l'école primaire de la Vignettaz, à Fribourg, ont été saccagées et souillées mardi au moyen de peinture et d'inscriptions injurieuses. Le montant des dommages est estimé à plus de 100'000 francs. L’école a déposé une plainte pénale.