Le patient HFR

mar, 16. nov. 2021

A propos de l’initiative pour des urgences de proximité.

Il y a plus d’un an, la fermeture des urgences de Riaz a été à la base d’un mouvement citoyen en faveur des soins de proximité. Une initiative constitutionnelle et 10500 signatures valides plus tard, ce qui paraissait de prime abord comme une réaction émotionnelle est devenu l’analyse froide d’une situation préoccupante: l’Hôpital fribourgeois va mal, très mal. Si l’HFR était une vraie entreprise, elle serait au bord du dépôt de bilan. Tous les chiffres concordent pour décrire cette situation, tant la fuite de la patientèle vers d’autres cantons – plus de 30% – que le report d’investissements pourtant vitaux. La fermeture des urgences n’était donc qu’un symptôme de la maladie bien plus grave qui frappe l’institution, soit le démantèlement désespéré des prestations pour tenter d’obtenir un impossible équilibre budgétaire.
A qui la faute? Clairement à la politique d’économies absurde du Conseil d’Etat qui impose depuis dix ans à l’HFR des objectifs financiers intenables au détriment des soins. A l’incroyable pingrerie du Gouvernement qui place le canton de Fribourg parmi les pires du pays quant au financement des prestations d’intérêt général.
L’HFR est aux abois et l’initiative pour des urgences de proximité, lancée par une poignée de citoyens sans appuis politiques, a le mérite de poser la seule question que le Conseil d’Etat n’a pas cru bon devoir se poser en dix ans: quels soins hospitaliers souhaitons-nous dans le canton de Fribourg et à quel prix?
Daniel Savary, membre du comité d’initiative pour «des urgences hospitalières publiques 24/24 de proximité», Avry-devant-Pont

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