Dans Laviesuprême, Alain Bagnoud s’est emparé du personnage de Farinet, en le débarrassant de son aura mythique. Ce roman historique permet aussi à l’écrivain genevois de faire revivre toute une époque, dans son Valais d’origine.
ÉRIC BULLIARD
Au départ, «une sorte d’agacement». Comme tout Valaisan, Alain Bagnoud a entendu parler de Farinet depuis son enfance. Plus tard, intéressé par sa réputation de libertaire, il approfondit le sujet pour s’apercevoir que le fauxmonnayeur historique (1845- 1880) ne correspond pas au mythe. Face à cette «sanctification un peu béate», l’écrivain installé à Genève a publié un essai, en 2005, Saint Farinet. Aujourd’hui, il continue la démystification par un roman traversé de rêves d’une vie meilleure. Une réussite couronnée par le prix Edouard-Rod, qui…