Cet été, La Gruyère évoque quelques parfums qui rappellent la saison chaude et ses souvenirs. Comme le pétrichor, fragrance tellurique qui convoque la poésie et la géologie, la vie et la mort.
FRANÇOIS PHARISA
MÉTÉO. On aime ce parfum. Sans trop savoir pourquoi. Mais on l’aime. On en est sûr. Peut-être parce qu’il nous rappelle quelque chose, un événement, un moment qui nous est cher. Ou peut-être parce qu’il est ancré au plus profond de nous, nous transportant dans cet ailleurs que notre inconscient semble déjà connaître. A la fois madeleine de Proust et héritage de nos ancêtres. Ce parfum, c’est celui de la pluie, celui qui embaume l’atmosphère, ces jours d’été où le ciel se charge peu à peu et finit par se déverser en une ondée libératrice. Tout autour de nous, les champs, les bois,…