RÉDEMPTION. C’est une onzième épreuve qu’il n’avait jamais surmontée. Avant de (re)devenir vice-champion olympique, jeudi à Tokyo, Kevin Mayer avait dû se battre contre son corps et son âme pour se qualifier. Son histoire est une belle allégorie du décathlon, ce «supplice» athlétique en dix temps. Où le vainqueur est celui qui dompte le mieux la douleur.
Celle de Kevin Mayer a commencé bien avant les Jeux. Pour percevoir la source du mal – et les ressources du mâle – une équipe de France Télévision l'a suivi durant deux ans dans l’intimité de sa préparation. De Doha à Dubaï, passant de la souffrance à la délivrance. A l’arrivée, le documentaire Corps et âme fait ressortir un champion plus faillible que son palmarès et sa «belle gueule» ne le suggèrent.
Venant du principal diffuseur…