A propos des Sattels.
Malgré les 10 000 kilomètres qui me séparent de ma chère vallée de la Jogne, j’ai appris, avec stupeur et tristesse, par votre article du 17 juillet, la condamnation définitive de la terrasse et du parking de la buvette des Sattels. Je ne pourrai donc plus, lors de mes séjours en Suisse, me rendre dans ce magnifique chalet, à l’accueil chaleureux, et déguster les succulents plats typiques de la Gruyère servis par le jeune et dynamique maître des lieux. En effet, comment accéder à cet endroit magique, à 81 ans, s’il n’est plus possible d’y parquer un véhicule? En condamnant sa terrasse et son parking, le Tribunal cantonal ne punit pas seulement son exploitant. Il pénalise aussi les nombreux amis de la nature, jeunes et moins jeunes, sportifs ou handicapés, Suisses et étrangers, que l’on prive ainsi d’aller se ressourcer dans ce havre de paix au pied de la majestueuse chaîne des Gastlosen.
Détruire une si belle terrasse, magnifiquement aménagée, laquelle se marie pleinement avec le cadre naturel de l’endroit, me paraît tout simplement aberrant. N’eût-il pas été plus approprié, si nécessaire, de condamner le propriétaire à une amende (par exemple le montant du coût des travaux de démolition et de remise en état) pour n’avoir pas, semble-t-il, respecté scrupuleusement toutes les procédures?
Les communes de montagne font de louables efforts pour attirer le touriste. A Bellegarde, on a beaucoup investi, notamment dans la coûteuse réfection du télésiège. Cette brutale décision me semble aller à l’encontre de cette volonté. Il en va aussi de l’avenir professionnel d’un jeune restaurateur et éleveur de bétail. Car comment vivre d’une buvette amputée de sa terrasse et surtout de son parking?
L’abbé Bovet l’a si bien écrit: «Là-haut sur la montagne l’est un nouveau chalet. Car Jean, d’un cœur vaillant, l’a rebâti, plus beau qu’avant.» Au Sattelschwand l’est un vieux chalet d’alpage, aujourd’hui magnifiquement rénové. Sa buvette sera-t-elle bientôt privée de sa terrasse et de son parking? Vraiment triste… Marcel Auguste Schuwey, Nova Friburgo (Brésil)
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