MUSIQUE
The Cure
SONGS OF A LOST WORLD
Universal
Depuis vendredi, la critique musicale mondiale se pâme et se prosterne bien bas devant le nouvel album de The Cure, le premier en seize ans. Comme si, à 65 ans, Robert Smith avait encore un chef-d’œuvre à commettre.
Avec Songs of a lost world, la muse de la new wave au rouge à lèvres carmin signe surtout huit titres avec trente ans de retard. Avec des chansons lentes et obscures comme Endsong ou And nothing is forever (et ses sirupeuses nappes de synthés), cet album doit en effet davantage à la période Disintegration et Wish qu’aux terribles disques qui ont suivi. Mieux encore, plusieurs titres aux sonorités plus vachardes (Warsong ou Drone: Nodrone et leurs guitares rageuses) évoquent des contrées encore plus lointaines et la période bénie…